Entretien courant

Comment entretenir ses chaussures de sécurité ?

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Ecrit par Jean André

Conçues pour protéger les travailleurs contre les risques liés à l’exercice de leur activité, les chaussures de sécurité nécessitent une attention particulière afin que leur niveau de protection ne soit pas altéré.

Règles et principes de base

Il est indispensable d’examiner minutieusement l’état général de ses chaussures après chaque journée de travail.

Rituel à appliquer au quotidien :

  • Brosser l’extérieur des chaussures permet de préserver leur qualité d’origine en ôtant particules, projections de produits divers et poussières qui s’y accumulent.
  • Retirer les semelles et les mettre à sécher. Même si les chaussures n’ont pas nécessairement pris l’eau à l’extérieur, elles sont souvent humides à l’intérieur puisque le pied transpire tout au long de la journée.
  • Observer si des petits objets ou graviers se sont coincés dans la semelle et les retirer délicatement.
  • Nourrir le cuir afin de le garder souple et de prolonger sa durée de vie.
  • Ne pas hésiter à placer du papier journal roulé en boule à l’intérieur des chaussures de sécurité lors des weekends ou périodes d’inactivité. Cela permet aux chaussures de s’assouplir, de garder une belle forme et de rester confortables.



I. Entretien extérieur : Comment nettoyer ses chaussures de sécurité en fonction de la matière

En parallèle des réflexes précédents, un entretien régulier plus poussé est à réaliser, en fonction de la matière.
En effet, la technique d’entretien diffère en fonction de la composition de la tige.

1. Cuir lisse

Sur cuir sec, brosser la chaussure pour la débarrasser des éventuels résidus de poussière.
A l’aide d’un chiffon humide ou d’un lait de toilette adapté, enlever les tâches et salissures.

Faire ensuite sécher les chaussures dans une pièce chaude et aérée en respectant une distance de 2 mètres avec toute source de chaleur pour ne pas déformer la matière.
Utilisez ensuite un cirage ou une huile végétale pour le cuir afin de le nourrir et préserver sa souplesse.

2. Cuir nubuck

Sur chaussure sèche, utilisez une brosse en crêpe naturelle ou de l’eau savonneuse.
Si les tâches persistent, il est possible d’utiliser une fine feuille de papier de verre.
Faire sécher dans une pièce chaude et aérée.

3. Toile synthétique

Les chaussures en toile synthétique supporteront très bien un nettoyage à l’eau savonneuse. Laisser sécher à l’air libre loin des sources de chaleur.

4. Microfibre

L’entretien des chaussures en microfibre dépendra de l’aspect donné à la tige. S’il est lisse, nubuck ou encore suédé, il faudra procéder aux mêmes gestes que pour le cuir en supprimant l’étape finale du cirage.
Laisser sécher dans une pièce chaude et aérée sans chaleur directe.

II. Entretien intérieur

Si vos chaussures sont dotées d’une semelle de propreté amovible, il est recommandé de la sortir pour l’aérer après chaque journée de travail. En effet, le pied transpire et il est important de régulièrement nettoyer la semelle intérieure.

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Enfin, pour éviter la prolifération de bactéries et champignons responsables de mauvaises odeurs, vaporisez un spray prévu à cet effet directement à l’intérieur.

De quoi est faite une chaussure de sécurité ?

I. Normes et catégorisation

A. Les normes

C’est par le numéro de la norme ISO et la première lettre de la catégorie que l’on va pouvoir classer les chaussures comme suit :

  • Les chaussures de sécurité -> lettre S, norme ISO 20345.
    Elles sont les plus exigeantes au niveau de la coque de protection qui peut supporter un choc de 200 Joules et un écrasement de 1500 kg.
  • Les chaussures de protection -> lettre P, norme ISO 20346. Résistance à un choc de 100 Joules et un écrasement de 1000 kg.
  • Les chaussures de travail -> lettre O, norme ISO 20347. Pas de coque de protection.

B. Les catégories

Ces trois normes sont ensuite divisées en six catégories :

  • SB : Exigences de base avec coque de protection face à l’écrasement égale à 200 Joules. Adaptées à l’industrie générale ou agroalimentaire en milieu sec.
  • S1 : Chaussures en cuir ou autres que caoutchouc ou polymère. Exigences fondamentales de base :
    Résistance aux huiles et hydrocarbures, anti chocs et antistatiques. Semelle antidérapante et coque de protection.
  • S2 (ou S4 pour les polymères) :
    Adaptée à l’industrie générale et agroalimentaire. Exigences fondamentales de S1 + tige déperlante. Milieu sec ou humide, intérieur comme extérieur.
  • S3 (ou S5 pour les polymères) : Adaptée à l’industrie générale, le transport, la logistique, les métiers du bâtiment et en milieux difficiles. Exigences fondamentales de S2 + semelles anti perforation et à crampons. Milieu sec ou humide, intérieur comme extérieur.

C. Les options supplémentaires

Des options supplémentaires viennent compléter leurs précédentes caractéristiques : P, E, C, A, WRU, FO etc.
Par exemple, la lettre P correspond à l’option « anti perforation » et les lettres FO à la résistance accrue aux hydrocarbures et aux huiles.

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II. Les différents éléments qui composent une chaussure de sécurité

  • L’embout de protection : Il protège les orteils et le devant du pied et diffère en fonction du type de chaussures pour répondre à certaines exigences concernant la protection contre l’écrasement et les chocs.
    Il est soit métallique à base d’acier ou d’aluminium, soit non métallique à base de composite ou de polycarbonate.
    Les embouts métalliques sont plus légers et conduisent moins le chaud comme le froid. Ils sont également plus ergonomiques et confortables. Cependant, les embouts non métalliques sont nécessaires à la confection des chaussures de sécurité exemptes de métal imposées par les milieux à forte présence de détecteurs de métaux, comme les aéroports.
  • La tige : Il s’agit de la partie supérieure recouvrant le pied.
    Le choix des composants de la tige dépendra du milieu professionnel dans lequel l’activité est exercée.
    Selon la matière utilisée, la chaussure se verra pourvue de certaines spécificités.
  • La doublure : Il s’agit d’une partie à l’intérieure de la chaussure en contact direct avec le pied. Son confort est alors primordial.
    En effet, les pieds bougent et transpirent toute la journée et ont besoin que la doublure soit respirante et absorbante afin de pouvoir sécher rapidement et permettre à son propriétaire de garder les pieds au sec.
  • Le contrefort : Il protège le talon et l’arrière du pied en soutenant la tige pour éviter qu’elle s’affaisse.
  • Le matelassage : Le col et la languette de la chaussure sont rembourrés afin de répartir de manière uniforme la pression du système de fermeture sur le pied.
  • La languette : Etroite et fine, elle est fixée par son extrémité afin de protéger le pied du serrage des lacets. Elle peut être fixée sur trois côtés et est alors appelée « languette à soufflet » protégeant ainsi le pied contre les projections.
  • Le talon : Il supporte le pied à l’arrière de la chaussure et peut être surélevé.
  • Le système de fermeture : Certaines chaussures possèdent un système de laçage rapide afin de pouvoir mettre et enlever les chaussures plus rapidement. Il n’y a alors pas de lacets à resserrer puisque la chaussure adapte son serrage automatiquement en cas de pieds qui gonflent.
  • Semelle de propreté : Indispensable en terme d’hygiène et de confort pour la voûte plantaire. Elle permet d’amortir les chocs au niveau du talon ou l’avant du pied. Pour être efficace, elle doit être non irritante et respirante pour pouvoir sécher rapidement. Elle sera confectionnée à base de mousse, microfibre ou de non-tissé.
  • La semelle première de montage : Elle fait la jonction entre la tige et la semelle de la chaussure afin d’opérer une résistance de contact.
  • La semelle d’usure : Il en existe deux sortes, en polyuréthane ou en caoutchouc et n’ont pas les mêmes propriétés. Le polyuréthane est plus léger et absorbe bien les chocs, quant au caoutchouc, il est plus résistant et offre une meilleure résistance à la chaleur de contact, tout en étant inerte à l’hydrolyse.
  • La semelle anti perforation : Fabriquées en inox ou en composants textiles, elles protègent la voûte plantaire contre les éventuels débris.
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